Accueil Visiter Préparer sa visiteLes parcoursInformations pratiques Vivez L'expérience immersiveChoisir mon parcoursQuestions fréquentes Apprenez Les peintresLes œuvresLes thématiques English
← Tous les peintres

Les peintres

Georges Serrier (1852-1945)

Georges Serrier, Le pont de Villiers avec le lavoir

Né à Thionville le 10 octobre 1852, Georges Serrier appartient à cette race de peintres dont la longévité, il disparaît en 1945, à quatre-vingt-douze ans, traverse un siècle d’histoire de l’art sans que le regard ne cède jamais à la mode. Formé dans les ateliers de Gagliardini et d’Oudry, disciples tardifs de la tradition du paysage français héritière de Corot, il débute au Salon des Artistes français en 1876 et y participera régulièrement pendant plusieurs décennies, peintre d’une fidélité constante à ce que la lumière de l’Île-de-France a de particulier : sa douceur sans sentimentalité, sa justesse sans éclat. Fonctionnaire de haute culture, chef adjoint au service des Archives de la Chambre des députés, chevalier de la Légion d’honneur, Serrier mène de front carrière administrative et pratique picturale avec une aisance qui trahit, non une division de l’homme, mais une conception unifiée du sérieux : la même méthode, la même rigueur, appliquées aux actes officiels et aux toiles. Cette f igure du peintre-fonctionnaire, fréquente dans la France du XIXe siècle, dit quelque chose d’essentiel sur le statut social de l’art à cette époque : une discipline intellectuelle, pas une bohème. Sa présence à Villiers-sur-Morin, où il peint notamment Le pont de Villiers avec le lavoir, l’inscrit dans le cercle fondé par Amédée Servin, dont il perpétue l’attachement à la lumière de la vallée. Ses paysages restituent avec discrétion ce que tous les peintres du cercle ont cherché à fixer sans jamais l’épuiser : cette qualité d’atmosphère propre au Grand Morin, cette clarté égale qui enveloppe les formes sans les dramatiser et fait de chaque motif ordinaire, un pont, un lavoir, des barques amarrées, l’occasion d’une méditation sur la persistance des choses.

Les notices s’appuient sur un croisement de sources institutionnelles, documentaires et locales : répertoire des artistes du musée d’Orsay ; Centre national des arts plastiques (CNAP) ; National Museum of Modern Art, Tokyo (MOMAT) ; Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs (Gründ) ; bases du marché de l’art (Artprice, Drouot) ; catalogues des Salons des Artistes français et du Salon d’automne ; fonds Satet-Menon relatif aux peintres de la Vallée du Grand Morin ; sources locales relatives à la Vallée des peintres (commune de Villiers-sur Morin, Coulommiers Pays de Brie Tourisme) ; Museum of Modern Art, New York (Madame Lili Grenier, portrait par Toulouse-Lautrec, 1888) ; Nakanoshima Museum, Osaka (œuvre de Yuzō Saeki).

Ses œuvres sur les parcours